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Haut-Karabakh : propagande anti-Azerbaïdjan en vue d’une annexion.

Commençons par des faits. L’Arménie est l’État le plus homogène ethniquement au monde, 99% de la population est ethniquement arménienne. En effet, à la fin des années 1980, avec la chute de l’URSS, l’Arménie, à la suite de manifestations massives et ultraviolentes dans ses villes contre ses citoyens d’origine azérie, a déporté toute sa population […]

Haut-Karabakh : propagande anti-Azerbaïdjan en vue d’une annexion.
01 Eylül 2023 - 2:45 'de eklendi ve 1253 kez görüntülendi.

Commençons par des faits.

L’Arménie est l’État le plus homogène ethniquement au monde, 99% de la population est ethniquement arménienne.

En effet, à la fin des années 1980, avec la chute de l’URSS, l’Arménie, à la suite de manifestations massives et ultraviolentes dans ses villes contre ses citoyens d’origine azérie, a déporté toute sa population azérie, soit près de 360 000 habitants.

Continuant dans son ambition de créer une grande Arménie, ethniquement homogène, cet État du Caucase a décidé d’envahir et d’annexer le Haut-Karabakh, sous motif qu’il était peuplé principalement d’habitants d’origine arménienne, et qui est un territoire azerbaïdjanais, reconnue comme telle par le droit international.

En août 1987, des Arméniens du Haut-Karabakh ont envoyé une pétition à Moscou pour établir une union avec l’Arménie.

Au début des années 1990, des conflits ethniques éclatent dans la région. Après que l’Arménie a annoncé sa volonté d’annexer le Karabakh à ses frontières, ce conflit s’est transformé en guerre entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

En 1991, lorsque les nouvelles républiques du Caucase ont déclaré leur indépendance les unes après les autres, les armes lourdes obtenues des bases évacuées par la Russie ont fait pencher la balance du côté de l’Arménie.

Aidée par les forces armées soviétiques restantes, l’Arménie remportera la guerre du Haut-Karabakh qui s’achèvera en 1994 et occupera non seulement le Haut-Karabakh, mais également 7 districts de l’Azerbaïdjan (Kalbajar, Latchine, Goubadli, Zangilan, Jabraïl, Fuzouli, Agdam).

Durant cette occupation l’Arménie sera d’une violence particulièrement haineuse contre le peuple azerbaïdjanais, massacrant plus de 35 000 civils, et chassant plus d’un million d’Azerbaïdjanais de leur terre.

Depuis 1988 et jusqu’en 1994, l’expulsion massive des Azéris de la région autonome du Haut-Karabakh et de l’Arménie s’est traduite par une véritable épuration ethnique de toute la population non arménienne. Aujourd’hui, il ne reste plus aucun habitant d’origine azérie ni en Arménie, ni dans le Haut-Karabakh.

Ainsi, à la suite de l’agression militaire arménienne, 20% du territoire de la République d’Azerbaïdjan a été occupé, des milliers de civils massacrés et mutilés et un million d’Azerbaïdjanais ont été chassés de leur terre par l’Arménie.

Par ailleurs,  lors de cette occupation arménienne 877 bâtiments ont été détruits, 100 000 immeubles et maisons rendus inhabitables et plus de 1000 installations économiques, 600 écoles et institutions éducatives, 250 centres de soins et hôpitaux et la plupart des sites historiques, des monuments, des musées, des bibliothèques de la zone occupée ont été mis à sac ou détruits

4 résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies votées en 1993 (822, 853, 874 et 884), jamais appliquées par l’Arménie, exigeront la fin de l’occupation des territoires azerbaïdjanais par l’Arménie et le départ des forces armées arméniennes.

Cependant, malgré les violations massives du droit international par l’Arménie, malgré la crise humanitaire et les souffrances humaines dues à l’occupation des territoires azerbaïdjanais par l’armée arménienne, malgré les milliers de civils azerbaïdjanais massacrés, la France n’émettra pas l’once d’une critique et encore moins de condamnation contre l’Arménie ; en France le droit et l’humanisme ne sont pas valables pour les Azerbaïdjanais ou les Turcs.

En dépit du droit international, des crises humanitaires, l’occupation par l’Arménie des territoires de l’Azerbaïdjan durera plus de 30 ans.

En septembre 2020, lors de la seconde guerre du Karabakh, les forces armées azerbaïdjanaises remporteront la guerre, mettant ainsi fin à l’occupation illégale de ses territoires par l’État d’Arménie.

En novembre 2020, un accord de cessez-le-feu est signé par le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan, avec la médiation du président russe Vladimir Poutine.

C’est un accord provisoire, reconductible automatiquement tous les 5 ans, à moins que l’une ou l’autre des parties ne notifie son intention de mettre fin à celui-ci six mois avant l’expiration du mandat actuel.

L’article 3 de cet accord stipule : « les forces de rétablissement de la paix de la Fédération de Russie, à savoir 1 960 soldats armés d’armes à feu, 90 véhicules blindés et 380 véhicules à moteur et unités d’équipement spécial, seront déployées le long de la ligne de contact dans le Haut-Karabakh et le long du couloir de Latchine. »

L’article 6 permet à l’Arménie de relier le Haut-Karabakh par le « couloir de Latchine », sous contrôle des forces russes.

Or, l’Arménie profitant de ces accords, qui n’ont d’autres buts qu’une main tendue des Azerbaïdjanais envers l’Arménie, l’Azerbaïdjan pouvant refuser toute liaison entre l’Arménie et le Haut-Karabakh suite à sa victoire militaire, l’Arménie, donc, a transféré des armes et des combattants et fait s’évader des criminels de guerre arméniens vers l’Arménie.

Les forces de rétablissement de la paix de la Fédération de Russie étant incapables de contrôler ses transferts d’armes et de combattants depuis l’Arménie vers le Haut-Karabakh, ni d’empêcher l’exploitation illégale de minerai du Haut-Karabahk vers l’Arménie, l’Azerbaïdjan a décidé d’installer, en accord avec le droit international, un poste de contrôle à ses frontières, ce qui a permis l’arrestation du criminel de guerre arménien Vagif Cherkezovich Khachaturyan, qu’on tentait d’exfiltrer vers l’Arménie à bord d’un véhicule de la Croix-Rouge.

L’Arménie a protesté par 4 fois auprès de la Cour internationale de Justice afin que le poste de contrôle des frontières azerbaïdjanais soit supprimé, demandes qui ont été toutes déboutées par la Cour.

Nous pouvons d’ailleurs nous demander en quoi ce poste de contrôle légal de l’Azerbaïdjan à ses frontières, dérange-t-il à ce point l’Arménie, si les transports de marchandises et de personnes n’étaient pas illégaux.

L’Arménie n’ayant pas de résultats sur le plan du droit international, et pour cause car c’est elle qui viole le droit de souveraineté des territoires de l’Azerbaïdjan, l’Arménie et les Arméniens de la diaspora mènent actuellement des campagnes de propagande, lors desquelles les mensonges le disputent aux contrevérités factuelles, visant à soulever des sentiments anti-Azerbaïdjanais et ainsi contraindre l’Azerbaïdjan à des concessions sur sa souveraineté territoriale.

En effet, qu’est-ce un territoire d’un État, administré, contrôlé militairement par un autre État, et auquel on entend faire interdire le contrôle à ses frontières, sinon une annexion.

L’Arménie ne pouvant plus, à la suite de la défaite militaire de septembre 2020, annexer le Haut-Karabakh sur le plan militaire, elle essaye de le faire sur le plan des mensonges médiatiques et moraux.

D’où les désinformations arméniennes de « génocide », de « racisme » ou de « crise humanitaire »,  alors que s’il y’a génocide et racisme c’est du côté des Arméniens qui durant plus de 30 ans ont procédé à des nettoyages ethniques et des massacres sur les habitants azerbaïdjanais autant en Arménie, qu’en Azerbaïdjan et qui ont un point de vue ethnique, essentialiste et non de droit concernant la définition d’une nation (là où il y a des personnes d’origine arménienne est considéré par les Arméniens comme étant l’Arménie).

D’où, également, le refus par l’Arménie et les autorités arméniennes du Haut-Karabakh des aides de vivres et de médicaments apportées par l’Azerbaïdjan sur la route Aghdam-Khankendi, qui contourne le « couloir de Latchine », et court-circuite le pouvoir de l’Arménie sur le Haut-Karabakh, en court-circuitant son pseudo-« rôle humanitaire ».

S’il ne s’agissait que de « questions humanitaires », la provenance des aides n’aurait aucune importance, alors que nous voyons qu’il s’agit de contrôle du territoire du Haut-Karabakh, en y transportant des armes et des combattants arméniens.

D’où, enfin, les demandes répétées de l’Arménie de supprimer le poste de contrôle de l’Azerbaïdjan à la frontière de Latchine, ce qui est un comble de ne pouvoir contrôler ses propres frontières.

Rôle de la France.

La France, de son côté, qui, durant 30 ans d’occupation des territoires de l’Azerbaïdjan par l’Arménie, n’a pas eu un mot de critique et encore moins de condamnation envers les Arméniens concernant la tragédie, les souffrances et l’occupation vécus par les Azerbaïdjanais, attaque également l’Azerbaïdjan par la voix de ses politiciens et journalistes.

Ainsi, Valérie Boyer (sénatrice française) et Jean-Christophe Buisson (directeur adjoint au Figaro magazine), se sont-ils indignés de l’arrestation du criminel de guerre Vagif Cherkezovich Khachaturyan par les autorités azerbaïdjanaises alors qu’il tentait de prendre la fuite par le « couloir de Latchine ».

A la demande du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF), Anne Hidalgo (maire de Paris), Xavier Bertrand (président LR de la région Hauts-de-France), Bruno Retailleau (chef des sénateurs LR), Jeanne Barseghian (maire de Strasbourg), ainsi que Patrick Karam (vice-président du conseil régional d’Ile-de-France) se sont rendus en Arménie ce 30 août 2023 afin de participer aux désinformations arméniennes et remettre en cause, en opposition avec le droit international, la souveraineté territoriale de l’Azerbaïdjan.

Etrangement ou logiquement, eu égard à la turcophobie et l’azériphobie qui règne en France, autant au niveau étatique, qu’au niveau civil, qui vont de pair, aucun politicien ou journaliste français qui, aujourd’hui, utilise ou se prête à la propagande arménienne, n’est allé en Azerbaïdjan, durant les 30 ans d’occupation des territoires azerbaïdjanais par l’Arménie, condamner cette occupation qui a causé des milliers de morts et un million de déplacés.

En France, l’azériphobie (ou la turcophobie) a ses raisons que l’« humanisme » ignore.

Par ailleurs, ce 17 août 2023, Nathalie Broadhurst (représentante permanente adjointe de la France auprès des Nations unies) est intervenue au Conseil de sécurité, au nom de la France, accusant, évidemment, l’Azerbaïdjan de « racisme », de « violation des principes du droit international humanitaire », exhortant l’Azerbaïdjan à « la circulation sans entrave des personnes, des véhicules, des marchandises le long du corridor de Latchine dans les deux sens » mais passant, évidemment, sous silence les transports d’armes et de combattants depuis l’Arménie jusqu’au Haut-Karabahk, le trafic illégal de minerai, et l’exfiltration de criminel de guerre arménien depuis le Haut-Karabakh jusqu’en Arménie, la proposition de l’Azerbaïdjan d’une voie alternative au « corridor de Latchine » pour transporter des vivres, médicaments, passant également sous silence que l’Arménie n’a aucun droit sur la région du Haut-Karabahk qui fait partie de la souveraineté territoriale de l’Azerbaïdjan, ou encore l’ordonnance de la Cour internationale de Justice du 6 juillet 2023 concernant le refus de la demande de l’Arménie de modification de l’ordonnance de la Cour du 22 février 2023 qui permet à l’Azerbaïdjan l’installation d’un poste frontière entre la frontière azerbaïdjanaise et arménienne.

Lors de ses 5 minutes d’allocution au Conseil de sécurité, la représentante permanente de la France auprès des Nations unies a utilisé pas moins de 8 fois le mot « humanitaire », manière certainement de s’assurer que les auditeurs n’échappent pas aux matraquage et désinformation médiatico-politique français.

Terminant son allocution en affirmant que la France est engagée pour une « paix juste », ce qui est un pléonasme (il ne saurait y avoir de paix injuste) la représentante française a démontré tout le parti pris anti-Azerbaïdjan de la France.

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